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Pre-Congrès

Est-ce que le secteur privé est vraiment plus efficace que le public ? Regardons les faits

Vendredi, Mai 16, 2014

Encore un mythe qui s'effondre, et aujourd'hui, c'est un énorme: qu'on le veuille ou non, la gestion du secteur privé des services est plus efficace et moins couteuse que celle du secteur public. Cette hypothèse est si répandue que même les nombreux détracteurs de la privatisation le tiennent pour acquis. Mais, un peu comme pour l'austérité, vous devez examiner les preuves, et c'est précisément ce que ce Briefing pour la FSESP, écrit par "Public Services International Research Unit", a prévu de faire.

Résumant les principales conclusions des études internationales dans 9 secteurs différents, le Briefing fait valoir qu'il n'y a aucune preuve empirique que le secteur privé est intrinsèquement plus efficace. Les mêmes résultats reviennent constamment des secteurs et des services qui font l'objet de sous-traitances, tels que la gestion des déchets et dans les secteurs privatisés par la vente, comme les télécommunications.

Après des décennies de privatisation effrénées, il y a maintenant les données pour comparer l'efficacité, secteur par secteur, entre le privé et le public. Le Briefing est une synthèse convaincante d'un grand nombre d'études académiques, couvrant 9 secteurs et conclut que la plupart des études montrent que l'efficacité du secteur public correspond à l'efficacité du secteur privé ou échoue à livrer la preuve formelle que le secteur privé est plus efficace.

Ajouté à cela, il indique que nombre de bilans de privatisations utilisent des mesures comme les diminutions de coûts ou la rentabilité des entreprises pour juger de son succès, sans prendre en compte la qualité des services.

Le Congrès débattra mercredi matin sur une résolution de la qualité des services publics en Europe, pour laquelle ce Briefing fournit vraiment d'excellentes informations.

Vous pouvez lire le rapport complet sur l’efficacité des secteurs publics et privés ici, sur le site de la FSESP (en anglais uniquement).

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L’Initiative Citoyenne Européenne « L'eau, un droit humain » : historique pour la démocratie européenne.

Vendredi, Mai 16, 2014

L'un des principaux évènements dans le travail de la FSESP depuis notre dernier Congrès a été notre participation à l'Initiative Citoyenne Européenne (ICE) "L'eau, un droit humain". Une ICE est un nouvel outil de démocratie participative prévu par le Traité de Lisbonne, pour permettre aux citoyens d'influer sur l'agenda politique de l'UE.

"L'eau, un droit humain", a été la première ICE à recueillir assez de signatures pour déclencher la réponse obligatoire de la Commission européenne. En réalité, nous avons largement dépassé le seuil, récoltant 1.66 millions de signatures validées dans toute l'UE, ce qui en fait la première ICE réussie dans l'histoire.

Les demandes de l'ICE sont simples: mettre en œuvre le droit humain à l'eau, ne pas libéraliser les services de l'eau dans l'UE et faire davantage pour s'assurer que les gens à travers le monde aient accès à une eau propre et potable. En février, les représentants du Comité de citoyens se sont réunis avec le Commissaire européen Maroš Šefčovič pour discuter des demandes. Cela a été suivi par une audition devant le Parlement européen qui a réuni plus de 400 personnes.

La FSESP estime que la réponse de la Commission, qui ne contenait pas de proposition législative, a vraiment manqué d'ambition à la lumière de cet immense vague de soutien pour l'ICE. Nous avons contacté les candidats à la présidence de la Commission européenne des 5 grandes familles politiques européennes pour leurs demander de s'engager à mettre en œuvre le droit humain à l'eau s'ils étaient élus Président de la Commission. 4 sur 5 ont manifesté leur appui à l'ICE, avec seulement le candidat libéral Guy Verhofstadt qui ne s'est pas engagé. Cela pourrait refléter la position des Allemands de l’ALDE (FDP), dont l'ancien leader a dit que l'eau est comme le pain, pour laquelle il y a aussi des marchés.

Le changement dans la Commission qui suivra les élections européennes présente une opportunité de maintenir la pression pour s'assurer qu'une législation soit proposée pour inscrire l'eau comme droit humain dans le droit européen.

Nous nous réjouissons de l'occasion du Congrès pour célébrer tout ce que nous réalisé avec l'ICE.

Vous pouvez également consulter le site web de la campagne "L'eau, un droit humain", pour plus d'informations sur la campagne.

 

 

 

 

 

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L’austérité ne marche toujours pas : Le second Briefing de la FSESP sur l’austérité décrit « Le Mythe de la Confiance »

Vendredi, Mai 16, 2014


Dans l'article du premier Briefing de la FSESP sur l'austérité, nous parlions de comment (avec l'aide de plusieurs métaphores) l'austérité provoque le chômage et diminue l'activité économique. Nous continuons maintenant ce fil, avec le second de la série: L’austérité et les alternatives - Briefing #2: "Le Mythe de la Confiance".

Vous vous demander peut être: « Pourquoi alors vouloir poursuivre cette politique désastreuse? ». « Ah ! C'est pour restaurer la confiance des marchés voyez-vous ! ». Ce refrain usé est débité maintes et maintes fois par les "austéritaires" pour justifier les coupes massives dans les dépenses et les services publics. Mais, est-ce vrai?

Ce bref rapport montre, en utilisant des données économiques très convaincantes, comment les marchés réagissent plus aux conditions à court terme de l'économie réelle, en particulier la demande, que ce qu’ils font pour les prévisions à long terme pour diminuer la dette publique. Dans le même temps, la consommation et l'investissement, à la fois des ménages et du secteur privé, sont diminués par l'argent qui est sorti de l'économie. La théorie de l'équivalence Ricardienne, l'idée que lorsqu’un Gouvernement essaye de stimuler la demande en augmentant les dépenses publiques financées par la dette, la demande reste inchangée, et qu'il n'y a pratiquement pas de différences pour l'amélioration des bilans des finances publiques entre la hausse des impôts ou des coupes dans les dépenses, est démontrée comme fausse. Les multiplicateurs parlent d'eux mêmes: les réductions des dépenses sont beaucoup plus dommageables pour l'ensemble de l'économie.

Cependant, peut être que la partie la plus intéressante de ce document est le résultat d'une enquête à l'échelle Européenne, conduite par Gallup, qui montre le peu de confiance que les européens ont dans les politiques d'austérités. 51% des 6000 personnes interrogées ont dit qu'elles ne pensaient pas que les politiques d'austérités ont marché, 36% ont dit que "l'austérité fonctionnera, mais cela prend du temps" et un minuscule 5% ont dit inconditionnellement que "oui, l'austérité marche". Pour la confiance, on repassera !

Lire le rapport complet “Austerity and Alternatives – Briefing #2: The Confidence Myth” (uniquement en anglais) et regardez comment même le FMI commence à avoir des doutes...

Ces publications fournissent de bonnes informations pour le panel de discussion du mercredi matin: "La crise économique et financière: quel type de politique économique?", avec Elena Flores, Directrice Stratégie et coordination politiques, Direction générale des affaires économiques et financières (DG ECFIN), Commission européenne, Sian Jones, Réseau européen des associations de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale(EAPN) et Rossana Dettori, Secrétaire générale FP-CGIL.

 

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L’austérité et les alternatives - Briefing 1 : l’échec de l’austérité

Vendredi, Mai 16, 2014


« L'austérité ne marche pas »: c'est le premier d'une série de Briefing de la FSESP contre les arguments des "Austéritaires".

C'est vraiment une espèce étrange: les "austéritaires" semblent omniprésents sauf au moment ou les conséquences de leurs décisions sont révélés. On les trouve dans leurs habitats naturels: les Gouvernements nationaux, les Banques Centrales et la Commission européenne, se risquant rarement à sortir pour rencontrer les gens qui sont affectés par leurs politiques.

En octobre, la FSESP a publié le premier d'une série de Briefing pour contrer les arguments énoncés par ces semeurs d'austérité. Dans un langage simple, et avec des données économiques claires, les mythes colportés pour promouvoir des coupes dans les dépenses et les services sont discrédités, un par un.

Ce premier Briefing montre comment les politiques suivies dans le contexte de la crise, donnant la priorité à la réduction du déficit à tout prix, ont été contre-productives, pas seulement en terme d'emploi et de croissance, mais aussi pour réduire le niveau global de la dette publique.

Depuis le début de la crise, un nombre effarant de 700 milliards d'euros a été retiré de l'économie européenne, précisément au moment où la chute de l'emploi et des dépenses des consommateurs exigeaient que de l'argent lui soit injecté. 26 millions d'européens sont sans emploi, tandis que l'objectif des "austéritaires" semble être une dérégulation radicale des marchés du travail, ce qui signifie que ces chômeurs européens ne pourront peut être plus jamais trouver un emploi digne et de haute qualité. La main-d’œuvre européenne risque d'être marquée par une génération de sans-emploi à long terme et, dans le même temps, on nous dit de tenir bon et de nous tourner les pouces pendant que le "médicament" fait effet.

Mais un médicament qui laisse le patient malade en permanence n'est pas du tout un médicament. Les dirigeants européens et nationaux doivent changer de direction et prendre des mesures concrètes pour promouvoir l'emploi et l'investissement. Dans le cas contraire, l'économie européenne, tout comme les citoyens ordinaires, seront condamnés à une traversée du désert pour les années à venir.

L’austérité et les alternatives - Briefing 1 : l’échec de l’austérité, peut être téléchargé ici (en anglais uniquement) et fournit des arguments essentiels contre l'austérité en 7 pages.

Ces publications fournissent de bonnes informations pour le panel de discussion du mercredi matin: "La crise économique et financière: quel type de politique économique?", avec Elena Flores, Directrice Stratégie et coordination politiques, Direction générale des affaires économiques et financières (DG ECFIN), Commission européenne, Sian Jones, Réseau européen des associations de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale(EAPN) et Rossana Dettori, Secrétaire générale FP-CGIL.

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Déchets et recyclage : des travailleurs en danger

Jeudi, Mai 15, 2014

Dans son périodique HesaMag, l'ETUI, collaborant avec la FSESP, a consacré son dernier numéro sur la santé et la sécurité des travailleurs, aux conditions de travail dans les industries des déchets et du recyclage en Europe.

Le secteur des déchets est confronté à de nombreux changements liés à la mondialisation et à la demande croissante de réutilisation et de recyclage des déchets. Il y a notamment une réorientation du secteur, en cessant de privilégier l’élimination (“comment se débarrasser des déchets ?”), au profit de la réutilisation (“comment tirer le meilleur parti des ressources que sont les déchets ?”). Cette transition « écologique » entraîne des changements dans l’organisation du travail et des caractéristiques de l’emploi.

En Europe, 2/3 des entreprises de déchets sont à capitaux publics, mais le rôle du privé augmente en raison du recours à la sous-traitance pour la collecte et le tri des déchets domestiques. Cependant, il y a un certain mouvement de retour vers le secteur public pour des contrats de collecte, depuis le milieu des années 2000 en Allemagne, en France et au Royaume-Uni.

Depuis la crise de 2008, les multinationales françaises Suez et Véolia, leaders sur le marché des déchets, ont développé des stratégies de réduction des coûts, avec la diminution des heures supplémentaires et le non-remplacement des travailleurs quittant l’entreprise.

Dans la logique de prendre en compte les problématiques environnementales, la Commission européenne a définie des objectifs dans sa stratégie Europe 2020, en matière de gestion des déchets. Le potentiel de création d’emploi est important. Selon une recherche de l’ONG Friends of the Earth, 50 000 nouveaux emplois devraient être créés en Europe dans la gestion des déchets.

Il s'agit d'un défi pour la Fédération Syndicale Européenne des Services Publics, et pour les syndicats, tant en terme de syndicalisation des travailleurs du secteur, que d'améliorer les conditions de travail, de la santé et de la sécurité des travailleurs.

Au Royaume-Uni, par exemple, le secteur du traitement des déchets et du recyclage bat des records en matière d’accident du travail. En 2012-2013, 12 travailleurs ont péri, un chiffre 16 fois supérieur à la moyenne de l’ensemble des secteurs d’activité au Royaume-Uni, selon l’inspection du travail.

En Italie, il y a une augmentation des risques et une aggravation des conditions de travail pour les éboueurs. Pour ne pas augmenter les coûts avec la venue du tri sélectif, le nombre de travailleurs est resté inchangé, alors que le travail à accomplir a été multiplié par 4.

Donc l’implication des travailleurs et des syndicats dans les processus de « transition verte » est indispensable pour garantir le caractère durable des nouveaux emplois. Le dialogue social est un moyen d’aboutir à une implication structurelle des travailleurs.

Vous pouvez accéder à la publication de HesaMag ici, en Anglais et Français.

 

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